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Departamento de Francés
Instituto "Giner
de los Ríos"
Lisboa |
Chanson
Maman,
Je veux être en argent.
Mon fils,
Tu auras très froid .
Maman.
Je veux être d´eau.
Mon fils,
Tu auras très froid.
Maman.
Brode-moi sur ton oreiller.
Oui mon fils!
Sans tarder !
Traduit par :
Nuno
Costa (1BB,
Sergio Morales (1BA),
Ricardo Ribeiro (1BA),
Adrián de Miguel (1BA)
En español
IDYLLE
Tu
voulais
que je te dise
le
secret du printemps.
Et je suis
pour le secret
le même
qu’est le sapin.
Arbre dont les mille petits doigts
marquent mille petits chemins.
Je ne te dirai jamais, mon amour,
porquoi coule lente la rivière.
Mais je mettrais sur ma voix stagnante
le ciel
cendré de ton regard.
Fais-moi tourner, petite brune,
fais attention à mes petites feuilles.
Fais-moi tourner encore,
en jouant à
la roue de l’amour.
Aï!! Je ne
peux pas te dire, même si je voulais,
le secret du
printemps.
Traduit par
Nuno Almeida
(1BB),
Mariana
Bilbao (1BA),
Sebastião
Botelho (1BA) y
Jaime
Olazábal (1BA)
En español
LE ROI DE HARLEM
Avec une cuillère en bois
Il arrachait les
yeux aux crocodiles
Et frappait le
derrière des singes
Avec une cuillère en
bois
Du feu de toujours
dormait sur les silex
Et les scarabées
ivres d’anis
Oubliaient la mousse
des hameaus
Ce vieux couvert de
cèpes
Allait à l’endroit
où les noirs pleurent
Pendant que la
cuillère du roi craquait
Et arrivaient les
réservoirs d’eau pourrie
Les roses fuyaient
par les bords
Les derniers virages
de l’air
Et dans les tas de
safran
Les enfants
écrasaient de petits écureuils
Avec une rougeur de
frénésie tachée
Il faut traverser
les ponts
Et arriver à la
rumeur noire
Pour que le parfum à
poumon
Nous batte les
tempes avec sa robe
D’ananas chaud
Il faut tuer le
vendeur blond d’eau-de-vie
Tous les amis de la
pomme et du sable
Et il est nécessaire
de frapper les poings fermés
Les petites juives
qui tremblent pleines de bulles
Pour que le roi de
Harlem chante avec sa foule
Pour que les
crocodiles dorment en longues queues
Sous l’amiante de la
lune
Et pour que personne
ne doute de la beauté infinie
Du plumeau, des
râpes, des cuivres et des casseroles des cuisines
Aie, Harlem ! Aie
Harlem ! Aie Harlem !
Il n’y a pas
d’angoisse comparable à tes yeux opprimés
À ton sang
frémissant dans l’éclipse obscure
À ta violence
pourpre, sourde-muette, dans la pénombre,
À ton grand roi
prisonnier, avec un costume de concierge.
Caterina Lima,
Paula Llavori,
Sara Penedo 2ºBB
En español
LES LÉZARDS
Le Lézard pleure
La Lézarde pleure
Le Lézard et la
Lézarde
Avec de petits
tabliers blancs.
Ils ont perdu par
mégarde
Leur alliance de
fiançailles.
Aïe, leur p‘tit
anneau en plomb.
Aïe, leur p‘tit
anneau plombé!
Un ciel grand et
solitaire
Conduit les oiseaux
dans un ballon.
Le soleil, capitain
rond
Porte un gilet en
satin.
Regardez-les, qu’ils
sont vieux !
Comme ils sont
vieux, les lézards !
Aïe comme ils
pleurent, ils pleurent !
Aïe ! Aïe ! Ils
pleurent tellement!
Paula Llavori,
Caterina Lima,
Sara Penedo 2ºBB
En español
Si mes mains pouvaient effeuiller
Je prononce ton nom
Dans les nuits
obscures
Lorsque les astres
arrivent
Boire l’eau sur la
lune
Et dormant les
branchages
Du feuillage
occulte
Et moi, je me sens
creux
De passion et de
musique
Folle horloge qui
chante
Les anciennes
heures mortes
Je prononce ton nom
Dans cette nuit
noire
Et je l’entends
sonner
Plus lointain que
jamais
Plus lointain que
toutes les étoiles
Et plus plaintif
que la douce pluie.
T’aimerais-je comme
avant ?
Quelle faute a mon
cœur?
Si le brouillard
s’évade?
Quelle autre
passion m’attend?
Sera-t-elle
tranquille et pure?
Si mes doigts
pouvaient effeuiller la lune
Traduit par:
Maria Fernanda
Pimienta 1BB
Sandra Matos 1BB
Beatriz Ramírez 1BA
María Salamanca 1BA
En español
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